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Histoire : Il y va subir les arts martiaux d'Agnès. Leçon de sport de combat.
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Mes histoires de lutte mixte
Titre : Agnès maitrise les arts martiaux.
Une réunion de travail
On avait frappé à la porte. Denis se leva de son siège.
- « Entrez » .
La porte s’ouvrit et une jeune femme, grande et élégante, apparut.
- « Bonjour, je suis Agnès, votre directrice. »
Elle avait une trentaine d’années. Son visage, émacié, n’était pas d’une beauté classique; le nez, long et étroit, le menton saillant, dénotaient cependant un caractère affirmé.
Elle lui tendit la main. Il la saisit et la serra franchement; il sentit, en retour, une poigne énergique se refermer sur sa paume et lui comprimer les phalanges avec vigueur. Surpris par la force de l’étreinte, il glissa un regard étonné sur la largeur des poignets, que laissait entrevoir les manches légèrement relevées.
- « Vous êtes le nouveau comptable, je crois. Bienvenue parmi nous. »
- « Bonjour madame » répliqua-t-il, timidement.
- « Bien. Etes-vous bien installé ? Oui ? Parfait. RAVIER a dû vous indiquer nos principes de fonctionnement, n’est-ce pas ? Pas de problème ? »
« Non, non, tout est clair » affirma-t-il, un peu bousculé par la vitesse d’élocution de son interlocutrice.
Elle s’exprimait avec autorité; bien qu’apparemment du même âge que lui, elle affichait une assurance qui l’impressionnait.
« Bon. Pouvez-vous rester un peu plus tard ce soir, afin que je vous explique précisément ce que j’attends de vous ».
Sans attendre sa réponse, elle enchaîna: « Alors, venez dans mon bureau, vers 19h30. A ce soir. »
***
Il frappa légèrement à la porte.
- « Oui » dit-elle, péremptoire. « Ah, c’est vous, très bien, attendez un petit instant. »
Il s’installa dans un fauteuil profond.
- « Voilà, je suis à vous. Venez par ici. »
Elle le dirigea vers la longue table de réunion, derrière son bureau.
- « Désirez-vous boire quelque chose ? Whisky, vodka ?»
- « Non, merci madame » répondit Denis, encore intimidé.
- « Bien, voyons ces dossiers» .
Ils examinèrent la comptabilité minutieusement. Denis, plus à l’aise, la questionna sur l’activité de l’entreprise et donna quelques conseils en matière de fiscalité.
- « Eh bien, je pense que nous avons fait le tour, c’est assez pour ce soir. Mon dieu, 21 heures, je vous ai retenu plus longtemps que prévu, excusez-moi ! » dit-elle, embarrassée.
- « Pas de problème; je n’ai pas de contrainte » répondit-il, en souriant.
- « Voulez-vous manger ici ? Il y a de la place. Je commande une pizza; j’ai de quoi boire, du fromage et de la tarte dans le frigo à côté du bar. Cela nous permettra de faire plus amplement connaissance ».
- « Ma foi, je ne voudrais pas abuser .. » commença-t-il.
- « Mais non, pas du tout. Et puis ça me changera du restaurant chinois.».
Ils s’installèrent sur la table de réunion; l’ambiance se détendit rapidement, la conversation rebondit sur différents sujets: dernières vacances, loisirs.
- « Vous pratiquez un sport ? » demanda-t-elle, le regardant avec un intérêt de plus en plus affirmé.
- « Je fais du tennis, du judo,.. »
- « Du judo, quelle coïncidence, moi aussi je suis judokate » s’exclama-t-elle, en l’interrompant.
- « En fait, j’ai arrêté, mais j’en ai fait pendant 5 ans » continua-t-il.
- « A quel niveau étiez-vous arrivé ? »
- « Ceinture marron, quand même » plaisanta-t-il, en bombant le torse.
- « Pas mal, pas mal, mais, pas aussi bien que moi dans ce soprt de combat ! » répliqua-t-elle,ironiquement.
- « Ah bon, vous êtes ceinture noire ? »
- « 3ème dan. Je n’ai aucun mérite, j’en fais depuis que j’ai 15 ans en compétition de combat mixte »
- « Vous continuez ? »
- « Bien sûr. Ici, c’est facile. Nous avons une salle de sport au sous-sol, je ne vous en ai pas parlé. D’ailleurs, venez, j’ai les clés, je vais vous faire visiter. »
Il la suivit; ils prirent l’ascenseur jusqu’au rez-de-chaussée, puis empruntèrent un escalier de service qui les amena devant une porte métallique.
- « C’est ici. » dit-elle, en ouvrant la porte.
La salle était spacieuse et bien équipée.
- « Vous voyez, on peut pratiquer toutes sortes d’activité d'arts martiaux, lutte mixte, boxe mixte, combat mixte » affirma-t-elle, en souriant.
- « Voici le tatami. » dit-elle, désignant un large tapis de mousse, au fond de la salle.
- « Le lieu de vos exploits ! » dit Denis, légèrement ironique.
- « Vous savez ce qui serait amusant ? » interrogea-t-elle.
Denis la regarda, dans l’expectative.
- « Nous pourrions faire un combat de judo mixte , puis de lutte mixte, amical, juste pour le plaisir ! Il y a des kimonos de toutes les tailles, dans le vestiaire»
- « Pourquoi pas. » répondit-il, amusé.
Après avoir enfilé leurs tenues, ils se retrouvèrent, quelques instants plus tard, sur le tatami.
- « Allons-y » dit-elle, donnant le signal.
Les deux adversaires s’aggripèrent; Denis, légèrement émoustillé, apprécia en connaisseur la technique de prise de kimono de son adversaire: elle l’avait empoigné sans ménagement au niveau du col et de l’épaule; bien que plus lourd qu’elle, il peinait à contenir son adversaire qui, tournant rapidement autour de lui, l’entraînait à sa guise. Il tenta de se rapprocher d’elle et d’améliorer sa position mais elle le maintenait à distance, les bras tendus, sans qu’il puisse parvenir à se libérer de son emprise; elle n’avait pas bluffé: c’était une adversaire de première force. Dans un sursaut d’orgueil, il rassembla son énergie et bandant ses muscles, essaya de faire plier les bras de la jeune femme. Elle accentua alors sa pression, et, pour toute réponse, resserra un peu plus son étreinte sur le col, appuyant son avant-bras sur sa clavicule.
Elle le sentait, à présent, totalement à sa merci. Elle le tenait si fermement qu’il était pratiquement immobilisé debout. Après avoir assuré ses appuis, elle pivota brusquement sur elle-même, et le soulevant au-dessus de sa hanche, le projeta violemment au sol.
Surpris par la vivacité de l’attaque, l’homme ne put esquisser le moindre geste de défense; il parvint cependant à tomber sur le côté, pour éviter l’ippon.
- « Waza Hari » annonça-t-elle, tout en le maintenant au sol. « Bonne réaction de défense » apprécia-t-elle.
« Mais ce n’est pas fini, je suis une spécialiste du travail au sol en arta martiaux » ajouta-t-elle.
Sans lui laisser le temps de reprendre ses esprits, elle amorça un étranglement. En un instant, elle avait glissé son avant-bras sous la nuque du jeune homme, lui enserrant le cou de toute la puissance de son bras droit.
Il sentait, à présent, le biceps de Suzanne, incroyablement dur, appuyer violemment sur sa glotte.
Désemparé, l’homme commençait à prendre conscience de sa totale impuissance. Pas un instant, il n’avait pas envisagé qu’elle puisse le dominer à ce point.
De toutes ses forces, le corps arc bouté, il tenta de repousser, des deux mains, le bras et l’épaule droite de la jeune femme qui le clouaient irrésistiblement au sol. Mais elle renforça la prise, plaçant son bras gauche en étau, lui arrachant un gémissement étouffé.
Elle semblait avoir une puissance sans limite; à chaque tentative de résistance de sa part, elle renforçait l’étreinte, accentuant la punition.
Il lui agrippa le poignet droit, pour essayer de desserrer la prise de la judokate.
Relâchant sa pression un instant, elle saisit, de la main gauche, l’avant-bras de Denis, le contraignant à lui lâcher le poignet. Puis, centimètre par centimètre, elle lui tordit en arrière et le cloua au sol.
Impitoyable, elle contracta alors progressivement le bras droit; complètement immobilisé, Denis, la nuque bloquée, commençait à étouffer. Serrant le poing, elle prenait plaisir à lui écraser le cou de toute la puissance de ses biceps et à lire, sur son visage congestionné, les premiers signes de panique.
- « Tu abandonnes ? » demanda la lutteuse mixte, moqueuse.
Incapable de répondre, écarlate, l’homme suffoquait.
- « Je crois qu’il vaut mieux arrêter. » dit-elle, en le relâchant.
Denis, pris de spasmes, resta un long moment allongé sur le sol; puis hoquetant, il se mit sur les genoux, à la recherche de sa respiration. Il était rouge brique, à la limite de l’évanouissement.
- « Tu récupères, ça va ? » demanda-t-elle, un peu inquiète.
Il hocha la tête, en se relevant, la gorge nouée. Il était encore incapable de parler.
- « J’ai été championne de France universitaire en judo mixte ; ça remonte à quelques années, mais je crois que j’ai de beaux restes, non ? » dit-elle, narquoise.
- « Quels autres sports as-tu dit que tu pratiquais ? » poursuivit-elle, le jaugeant du regard.
- « Du tennis, de la natation et de la lutte mixte , aussi » dit-il d’une voix sourde.
- « Tu faisais de la compétition ? » demanda-t-elle.
- « J’ai fait les sélections du championnat de France juniors en natation. En lutte mixte, je faisais partie d’un club; j’avais un bon niveau régional. »
- « J’ai commencé des cours de lutte mixte, depuis 3 mois, avec un professeur; il paraît que je suis douée. Pour me faire pardonner de t’avoir battu au judo, je t’offre ta revanche en lutte. D’accord ? »
Il hésita un instant, ce qu’elle souligna d’un sourire.
- « J’ai l’impression que tu te dégonfles. Tu as peur de moi ? » demanda-t-elle, feignant la surprise.
- « Bon, allons-y. » dit-il, fataliste.
- « Enlevons les kimonos, on sera plus à l’aise ».
Joignant le geste à la parole, elle se dévêtit. Il la contempla, pendant qu’elle tournait le dos; elle portait un débardeur bleu marine, qui ne laissait rien ignorer de sa musculature construite par les arts martiaux.
Elle avait cependant surpris son regard et s’amusa, secrètement, de sa stupeur admirative.
- « Je me mets en slip ? » demanda-t-il, penaud.
- « Oui, ça n’a pas d’importance » répliqua-t-elle, en haussant les épaules.
Quand ils furent prêts, ils se mirent en garde.
Denis était sans illusion; il avait encore le souvenir prégnant de la domination physique manifeste de la jeune femme et ne voyait pas comment surmonter son handicap.
Il tenta de lui attraper les jambes pour la mettre à terre. Mais les cuisses de Agnès, larges et fermes, non seulement, résistèrent à sa poussée, mais se refermèrent autour de son cou, lui enserrant la tête.
- « Là, si je veux, je te brise la nuque. » dit-elle, menaçante.
Ses cuisses étaient dures comme l’acier. Denis essaya désespérément de les écarter mais il réalisa rapidement que tous ses efforts seraient vains. Résigné, il fit une petite tape sur l’un des mollets galbés de Agnès, en signe d’abandon de sa soumission masculine.
- « Déjà, tu plaisantes ! » s’indigna-t-elle.
Desserrant quelque peu son étreinte, elle se pencha sur lui et le saisit à bras-le-corps, le décollant du sol. Poursuivant son mouvement, elle le souleva complètement, le maintenant par la taille et le retournant, la tête en bas.
- « Renversant, non ? »
Anéanti, l’homme ne savait plus quelle attitude adopter. Il sentait cependant un désir troublant monter en lui, à mesure que la jeune femme l’humiliait de plus belle en lutte mixte. Il n’était qu’un jouet entre ses bras puissants et rien ne pouvait lui épargner une terrible correction.
Raccourcissant, petit à petit, l’anneau d’acier formé par ses avant-bras, comme si elle voulait resserrer une ceinture, elle raffermit progressivement son étreinte, lui comprimant de plus en plus puissamment l’abdomen.
L’homme soufflaitait faiblement, à mesure que son corps, brisé de plaisir et de douleur, se creusait sous l’emprise.
Elle le maintenait, renversé, depuis plusieurs minutes, sans que cela ne semble la fatiguer outre mesure.
Elle avait, à présent, décelé son trouble et en contemplait, fascinée, les effets. L’homme ne résistait plus guère, se livrant totalement à la force dévastatrice de son adversaire.
Elle accentua, une dernière fois, sa pression, ponctuant son effort final d’un cri , et l’entraîna au sol.
Le relâchant, elle s’empara de ses poignets, qu’elle tordit, brutalement, le faisant crier de douleur.
Le plaquant face contre terre, elle les lui maintint dans le dos, les montant vers l’épaule, jusqu’à ce qu’il demande grâce.
- « Assez, j’abandonne, assez .. » supplia-t-il, au comble de la souffrance.
Elle se releva, le laissant, prostré, à ses pieds.
- « Je me sens en pleine forme. » dit-elle, survoltée. Elle semblait ravie de la situation, sans se soucier de l’homme qui, effondré, gisait à terre.
- « Que dirais-tu d’une petite séance de squat ? Ne crains rien, tu jouerais simplement le rôle des haltères, ce n’est pas douloureux. Combien pèses-tu ? ».
Se relevant péniblement, Denis répondit, mécaniquement: « 82 kilos, mais .. »
Avant qu’il n’ait pu réagir, elle le saisit à l’épaule et à l’entrejambe et le souleva instantanément, le hissant sur ses épaules.
« Un, deux, trois, quatre, cinq,.. »
A la vitesse de l’éclair, elle enchaînait position debout et accroupie, l’homme, abasourdi, n’étant rien d’autre qu’un fardeau passif.
Il lui semblait perdre le sens de la réalité. Il était là, à 1m50 du sol, manipulé comme un sac de farine, à la merci de cette femme, qu’il ne connaissait pas, quelques heures auparavant. Il était totalement à sa merci, soumis à sa volonté, meurtri et bouleversé de désir, comme il ne l’avait jamais été.
Il voyait sans cesse les épaules de la jeune femme musclée le propulser puis le tirer, le propulser, le tirer, comme si ce mouvement ne devait jamais prendre fin, comme si sa vie n’avait tendu que vers cela, depuis toujours.
« Trente, trente et un, trente-deux.. »
Son rythme éffréné ne se ralentissait pas.
« Cinquante-huit, cinquante-neuf, soixante,.. »
Quand cela allait-il finir ? C’était impossible, inimaginable. Déchaînée, elle semblait ne plus devoir s’arrêter, insensible à la fatigue.
« Quatre-vingt-trois, quatre-vingt-quatre,.. »
Il lui semblait, à présent, perdre connaissance, pris d’une extase indicible, esclave de ses sens porté à incandescence.
« Quatre-vingt-dix- neuf, cent » conclut-elle, satisfaite.
S’étirant dans un soupir, comme si elle s’éveillait d’un long rêve agréable, elle le décolla de ses épaules, le portant à bout de bras, pendant plusieurs secondes, puis le reposa à terre.
L’homme, bouleversé, avait perdu le sens de la réalié.
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